1. Skip to Menu
  2. Skip to Content
  3. Skip to Footer
Connexion S'enregistrer   Mot de passe perdu   Pseudo perdu

Connexion

Interview de Mark Schwahn au Comic Con' Paris 2012

schwahn mark comic con 2012Vous le savez déjà en juillet dernier nous avons eu une nouvelle fois la chance d'être invités au Comic Con' de Paris et d'y faire la rencontre d'un certain nombre d'invités lors d'interviews en table ronde.


Pour cette deuxième semaine de cadeaux de noël en avance nous vous proposons une semaine spécial Comic Con' et plus particulièrement spécial Les Frères Scott. Nous avons en effet pu rencontrer une partie de l'équipe pour discuter de la fin de cette série devenue culte.
Quoi de mieux pour cela que le créateur, producteur, scénariste, réalisateur (et oui rien que ça) Mark Schwahn ? L'ambiance a été bonne dès le départ puisqu'en attendant les derniers journalistes, il a passé le temps en jouant avec les dictaphones et en parlant de son début de journée et il s'est montré très ouvert et ravi de partager ce moment (si l'on en croit ses nombreux remerciements qui ont conclu l'interview). S'il y a bien une chose que nous pouvons lui reconnaître, c'est la passion qu'il a pour les projets sur lesquels il travaille, on a bien cru qu'on allait plus pouvoir l'arrêter et que nous allions passer la journée dans la pièce tant il était très très bavard. C'est un homme tellement gentil et simple que personne ne s'en serait plaint. Voici donc le compte rendu de cette bien agréable rencontre.

 

 

Attention, bien que la série soit finie, il se peut que cette interview contienne des spoilers pour ceux qui ne seraient pas à jour de la diffusion !

 

Question : Pouvez-vous nous parler de Shelter ?
Mark Schwahn : Shelter était un pilote qui parlait d'un hôtel dans le Maine dans le nord est des Etats-Unis et des jeunes gens qui le dirigent pendant l'été. Il n'a pas été retenu donc le public ne le verra jamais (rires) mais ça a été une super expérience. J.J. Abrams est un type fantastique, je pense que c'est l'un des auteurs le plus prolifique que nous ayons en ce moment donc c'était intimidant et une leçon d'humilité d'apprendre de lui et de pouvoir être avec lui. Pour être honnête, il y a une sorte de processus d'érosion parfois quand vous prenez une histoire qu'une personne prend le temps de créer et que vous la faîtes passer dans cette machine par laquelle on fait passer les histoires, et vous devez le faire correctement. Il y a des millions de raisons qui font que vous pouvez vous tromper, et je ne veux pas dire que nous nous sommes trompés. Si le public avait vu la série, ça aurait pu devenir un vrai hit. Mais les décideurs ne peuvent diffuser qu'un certain nombre de séries et pour je ne sais quelle raison, ils ont décidé de ne pas la diffuser. Je respecte ça et je ne sais pas s'ils ont eu raison ou tort. William Goldman a dit dans son livre Adventure in the Screen Trade que « lorsqu'il s'agit de l'industrie du divertissement, personne ne sait rien », et je pense qu'il a raison, je pense que quand vous voyez la prochaine génération de séries qui sont sur le point de sortir, 99% d'entre elles vont échouer et si nous savions... personne n'est destiné à échouer donc si nous savions comment réparer cela, nous le ferions (rires) mais nous ne savons pas. C'est comme un mystère, vous avez la bonne distribution, vous racontez la bonne histoire au bon moment ou quoi que ce soit. Je suis déçu car j'ai vraiment aimé la distribution de Shelter, les gens avec qui je travaillais. J'aimais l'histoire et je croyais vraiment en cette histoire et pour tout vous dire, le script du pilote faisait partie de mes meilleurs écritures. Mais malgré tout ça, il ne trouvera pas sa voie et c'est une grand partie de ce que nous faisons. Nous proposons nos histoires, et justement j'ai dit ça à Mark Pedowitz, le patron de la CW, quand il m'a appelé, j'ai dit « Vous savez quoi, on essaye, parfois ça marche et vous êtes diffusés pendant 9 ans (rires), et parfois ça ne marche pas ». Si j'essayais de comprendre pourquoi, ça me rendrait fou. Donc c'était un projet sympa et comme je l'ai dit, j'ai vraiment beaucoup apprécié les gens avec qui j'ai travaillé mais on trouvera autre chose.

 

Q : Le final des Frères Scott a été mis sur internet une semaine avant la diffusion. Quelle a été votre réaction et comment y avez-vous fait face ?
M. S. : C'était ici ou ... parce que c'est aussi arrivé aux Etats-Unis ...


Q : Oui aux Etats-Unis.
M. S. : J'étais déçu simplement, parce que vous savez, je me suis attiré des ennuis en disant en saison 1 que les fans ne devraient pas lire les spoilers parce que j'ai créé la série dans l'idée de surprendre les gens toutes les semaines et je pense qu'il y a quelque chose de merveilleux dans le fait de juste suivre l'aventure et en faire l'expérience sans savoir ce qui va se passer. J'ai toujours dit : si vous lisez un livre que j'ai envie de lire, je ne vous demanderais pas comment il finit. Et si j'arrive au cinéma et que vous en partez, je ne vous demanderais pas comment finit le film. Je voudrais pouvoir en faire l'expérience et vivre l'aventure, je ne voudrais pas savoir comment cela finit. Donc j'ai dit que je n'étais pas fans des spoilers et je pense que ça nuit à l'expérience de regarder la série. Et certains fans qui aiment les spoilers en ont été énervés, donc à ce moment, j'ai dit « peu importe comment vous voulez regarder la série, c'est bien ». (Rires) Parce que c'est la façon dont je voudrais la regarder mais si vous voulez savoir comment ça finit avant de le regarder, c'est bon (rires). Donc j'ai lâché beaucoup de lest là-dessus, ça me rendait fou mais à notre époque, internet étant ce que c'est, c'est impossible. C'est intéressant pour Shelter parce que Bad Robot, la compagnie de J.J. fait un travail incroyable pour garder les secrets et je ne sais pas du tout comment ils font parce que dans Les Frères Scott quand je créais un personnage et que l'on envoyait le descriptif pour les auditions, une heure après que le papier ait quitté ma main, il était sur internet. Et je n'ai jamais su comment, j'imagine que c'est passé par une agence, puis un service de casting, puis disséminé en ligne pour que les acteurs puissent les récupérer et quelqu'un l'a posté, je ne sais pas. Il fut un temps où ça me rendait fou, maintenant j'ai réalisé que c'est la façon dont on fonctionne. Je suis sûr qu'un tout petit pourcentage de gens l'a regardé en ligne et le reste l'a vu de la façon dont je l'espérais mais comme je l'ai dit, ce n'est pas à moi de dire comment ils veulent la regarder (rires) vous voyez.


Q : Comment vous-êtes vous senti lors du dernier jour de tournage des Frères Scott ?
M. S. : Comme vous pouvez l'imaginer, c'était vraiment doux amer. J'avais la sécurité de le réaliser, je dis sécurité car c'était si émouvant chaque jour non seulement de terminer avec chaque acteur avec qui j'ai passé tellement d'années, d'être avec l'équipe que j'ai vraiment appris à aimer et apprécier, mais on devait aussi en finir avec les lieux de tournage. Chaque jour, on terminait sur le bord du fleuve, dans le Karen's Café, ou à Cloth Over Bro's, ou au Trick et donc c'est devenu très émouvant aussi de dire au revoir, éteindre les lumières sur le terrain au bord du fleuve... j'étais là bas ce jour là avec James Lafferty (Nathan Scott) et je suis allé prendre une dernière photo et juste quand j'appuyais sur le bouton, les lumières se sont éteintes, c'était étrange et assez écrasant émotionnellement donc je pouvais me cacher derrière la science de la réalisation. On en finissait avec un acteur et il y avait beaucoup de larmes, un discours et on le faisait constamment donc c'était dur de ne pas être affecté, mais je disais « on se voit à L.A., on discutera, on ira dîner mais là je dois aller diriger la prochaine scène ». Donc je pouvais en quelque sorte m'enfuir et me plonger dans le travail. Je crois qu'on a fini un jeudi, je ne m'en souviens pas bien mais je crois que c'était un jeudi, on est tous allés boire un verre et on a ri et je suis resté à Wilmington (en Caroline du Nord où était tournée la série) jusqu'au dimanche car j'avais un appartement et il fallait que je m'en sépare, que je m'occupe de mes affaires et tout ça, et mon appartement était à un pâté de maison de l'hôtel où j'étais quand on a tourné le pilote, donc je me suis souvenu d'avoir tourné le pilote et qu'on filmait sur le terrain au bord du fleuve jusqu'au lever du jour et alors que le soleil se levait, je me souviens m'être tenu dans cette rue, Dock Street à Wilmington, et alors que le soleil se levait et m'être dit « j'espère que cette série aura sa chance et qu'elle deviendra quelque chose » parce que juste en faisant le pilote, on sentait que c'était quelque chose de spécial. Et vous savez comme pour Shelter, vous le donnez et vous demandez « ça vous plait ? Vous le voulez ? Est-ce que vous y voyez de la matière ? Pouvez-vous vendre du savon avec ? » (Rires). Il y a des millions de choses (rires). Le dimanche avant d'aller à l'aéroport, je me suis tenu dans cette même rue à un pâté de maison de l'endroit où je m'étais tenu il y a 9 ans, et c'était probablement le moment... j'ai dû laisser couler une larme et c'est le moment, debout dans cette rue en pensant à tout ça. C'était assez spécial.

 

Q : Lors des dernières années, la série est devenue plus sombre avec des histoires très fortes. Avez-vous toujours eu l'intention de suivre cette route ?
M. S. : Je suis juste devenu amer et en colère... non (rires). J'étais un fan de Clive Barker (romancier britannique) et Stephen King (romancier américain), en grandissant, c'est le genre de choses dont j'étais fan, et je pense qu'en tant qu'auteur vous ne voulez pas toujours nager dans les mêmes eaux ou prendre le même train encore et encore. Oui je pense que l'histoire est devenue plus sombre, la saison 9 est très certainement bien plus sombre et il y avait plus de testostérone (rires). Mais je pense aussi que certaines choses étaient prévues et certaines sont venues au fil de l'histoire, certaines choses sont venues de moi qui était agité et qui voulais explorer différentes couleurs de la série. Et avoir une distribution qui était capable, quand je pense au travail que les gars ont réalisé en saison 9, Paul Johansson (Dan Scott), James (Lafferty), Austin (Nichols - Julian Baker) et tous les autres, même Tyler Hilton (Chris Keller). Je savais juste de quelles pièces je disposais et que Tyler serait très drôle en héros peureux, ou en peureux héros (rires), et je savais ce que Paul et James pouvaient apporter avec leur physique et leur personnage et avec tout ce qu'ils avaient traversé pendant 9 ans. Donc une partie a été dictée par l'histoire elle-même et une partie vient de mon envie d'explorer ça. J'espère que vous avez aimé, sinon je m'en excuse (rires).

 

Q : Quel est votre facette préférée de la création d'une série ? Etre sur le plateau, écrire, éditer, négocier avec les cadres directeurs ?
M. S. : (rires) On a eu des producteurs supers je dois dire, il arrive que ce soit un peu eux contre nous parfois mais les choses se sont vraiment bien passées. La saison 1 était très dure car on essaye de faire sortir une nouvelle série et qu'elle était en difficulté et tout le monde voulait qu'elle marche mais parfois, on veut que vous fassiez mieux et leur version de mieux n'est pas toujours la même que votre version de mieux et parfois c'est dur. Mais pendant ces cinq dernières années, on travaillait et ils aimaient et on sentait qu'on avait des producteurs qui savaient ce que l'on faisait. C'était du genre « vous vous en sortez super bien, on aime la série, bon boulot », et on recevait des notes, de super notes, et ça ne répond pas du tout à votre question, mais pour un auteur c'est super d'être en saison 4, saison 5, saison 6 car je pouvais créer de petits moments dans la série qui devenaient grands parce que les fans avaient été avec ses personnages depuis des années. Ils les ont vu grandir au point qu'avec un tout petit geste on se dit « tu te rappelles quand elle a... il y a des années... » C'est de l'or. Et le côté business de ça, c'est que les producteurs vous donnent des notes qui sont des suggestions « peux-tu regarder ça ? Peux-tu envisager ça ? ». Ce n'est pas « tu dois faire ça ! » parce qu'ils aiment la série de la façon dont vous l'aimez et ils savent que ça marche, c'est plus un partenariat, une collaboration, ce qui était super pour notre série, j'appréciais nos producteurs, ils étaient supers. Pour en venir à votre question, la chose qui me manque vraiment et que j'ai aimé pendant 9 ans, c'est que mon assistant en saison 1, le type qui répondait au téléphone, Mike Herro, en saison 9 il était mon coproducteur exécutif et mon co-showrunner. C'était la personne que je laissais aux commandes quand j'étais à Wilmington pour réaliser. Avec son partenaire d'écriture, David Stauss, ils ont écrit parmi les meilleurs épisodes de la série. Nous avons promu tellement de gens au sens de l'équipe, tellement de gens qui couraient après leurs rêves ont pu toucher ce rêve avec Les Frères Scott. Il y a eu plus de 15 jeunes auteurs qui écrivaient pour la première fois, plus d'une douzaine de réalisateurs qui le faisaient pour la première fois. Il y a eu beaucoup de gens qui nous ont rejoints et qui au début étaient des gamins avec des rêves. Mon côté préféré a été de pouvoir laisser une porte ouverte, parce que moi j'avais pu me faufiler dans ce monde, de la garder ouverte et de dire « je vois un peu de ce que j'étais en toi, pourquoi tu ne viendrais pas avec nous pour tant de temps pour voir ce que ça fait d'en vivre et si tu aimes autant que ce que tu pensais... ». Etre dans la capacité de transmettre de cette façon avec les acteurs, certains auteurs... Je parlais de Stephen (Colletti - Chase Adams) hier qui est tout jeune dans ce métier et arrive d'une télé réalité et qui était un gamin avec une immense envie de faire mieux et d'être meilleur, qui était toujours en classe à travailler dur. Beaucoup de gens vont le voir comme le type de Laguna Beach, mais je n'ai jamais regardé Laguna Beach donc je ne peux pas vous dire qui il était là-dedans. Mais j'ai juste vu un jeune acteur plein de bonnes intentions. Ce sont les choses qui vont me manquer. Et je pense que c'est ce que je préférais, j'adore éditer, j'adore faire un petit film tous les 8 jours, tous les 7 jours on en faisait un nouveau, c'était fun. Mais je pense que c'est surtout de voir les gens grandir et les voir devenir la version d'eux à laquelle ils aspiraient, les voir y arriver. C'est vraiment sympa et comme vous pouvez l'imaginer, c'est incroyable d'être celui qui peut garder cette porte ouverte. Donc c'était super.

 

Q : Je veux parler d'un épisode en particulier, celui de la fusillade. Qu'est-ce qui vous a poussé à faire un épisode choquant comme celui-ci qui a changé la vie de toute la distribution ?
M. S. : Ca a plusieurs origines, je pense qu'une partie des auteurs a vu que nous avons eu une telle tragédie à Colombine (lycée américain où s'est déroulée une fusillade), et tout le monde chuchotait Colombine à chaque fois. En fait, il y a une réplique que j'ai écrite dans la série où un inspecteur dit à Dan ou quelqu'un "si vous ne voulez pas que cette école soit une école dont on parlera tout bas pour le reste des temps, vous devez faire ces choses". C'est une tragédie, mais c'est une tragédie récurrente aux Etats-Unis, des gamins prennent des armes et vont à l'école. Les gens en parlaient tout bas et je me suis dit qu'on devrait mettre la lumière là-dessus, on devrait le crier au lieu de le chuchoter. Les gens étaient inquiets vous savez, de ce qui pourrait mal se passer avec un épisode comme ça, plutôt que de ce qui pourrait bien se passer. Mais j'ai toujours su ce que serait cette histoire et j'ai été franc avec eux, je me souviens avoir dit à Greg Prange qui était notre producteur exécutif à Wilmington, qui dirige la production pour nous, il est venu me voir avant que j'écrive « on dit que tu vas faire cet épisode avec des armes à feu »... les gens étaient très inquiets à ce sujet au point que c'est devenu très sensible. Au final, après que nous en ayons parlé, ils nous ont soutenu, mais au début tout le monde était très nerveux, il m'a dit que la distribution était inquiète. J'ai demandé ce qui inquiétait de cette façon et il m'a dit « et bien, tu vas tuer des gamins » et je me souviens lui avoir dit « qu'est-ce qui chez moi et dans cette série te fait penser que je vais prendre cette histoire à la légère ? Je veux dire l'avons-nous jamais fait avant ? Avons-nous été irresponsables ? On a pu être un peu diabolique avec nos histoires (rires) et un poil dans la controverse mais nous n'avons jamais été inconsidérés. Je vais l'écrire et tu sais comment je suis pour ce qui est d'écrire des histoires pour Les frères Scott et je pense que ça va marcher et que ça va être important ». Colin Fickes qui joue Jimmy Edwards était incroyable dans cet épisode, il était digne d'un Emmy dans cet épisode et à cause de ce qui jouait contre nous et des inquiétudes, les retombées ont été... on a reçu des lettres... la nuit où l'épisode a été diffusé, quelqu'un du studio m'a appelé et m'a dit que l'ami d'un ami d'un ami d'une connaissance d'un ami avait envoyé un e-mail et qu'ils étaient scandalisés parce qu'ils ne savaient pas comment expliquer à leurs enfants que Dan avait tué Keith, et que le méchant avait gagné. Et j'ai dit « Mmm ?! » et ils m'ont demandé « comment vas-tu répondre ? » et j'ai dit « je ne vais pas répondre », ils ont dit « mais tu dois dire quelque chose » et j'ai répondu « ce n'est pas mon job d'éduquer leurs enfants, mais si vous voulez que je le fasse, je dirais que peut-être, ils devraient être patients et dire à leurs enfants qu'il va y avoir des conséquences pour Dan Scott et que ce n'est pas la fin de l'histoire, c'est le début de cette histoire et il faut attendre pour voir où ça va aller ». Et le jour d'après, on a eu tellement de lettres d'amour et d'affection de gamins qui avaient commencé des groupes de soutien à l'école, de militaires qui l'utilisaient comme matériel éducatif et ça a continué encore et encore et j'ai dit « tiens, personne ne m'a appelé pour celles-là ».(Rires) Ils ont pris le temps de m'appeler pour me dire ce qui n'allait pas mais ça je l'ai su par d'autres. Le seul appel que vous recevez, c'est si quelqu'un quelque part n'est pas content, ce qui fait partie du jeu. Mais cet épisode a été notre meilleur moment et nous a permis d'être renouvelés par la chaîne pour 100 épisodes de plus. Il y avait des inquiétudes et au final, j'ai obtenu le respect des producteurs et du studio parce que malgré cela, ils ont dit « si c'est ce que tu veux faire, on te soutient, on croit en toi, on croit en la série mais on ne veut juste pas que cela tourne mal. On ne veut pas empirer les choses ». Et je pense que c'est pour ça, que j'ai une affinité particulière avec cet épisode.

 

Q : Quelles séries aimeriez-vous avoir créé ?
M. S. : C'est une très bonne question. J'aime South Park parce que je sens que ces types sont tellement bons, ils peuvent être si ... (rires) (Austin Nichols, Robert Buckley et Stephen Colletti passent devant la vitre et se font un plaisir de se moquer de Mark pour le déconcentrer) Et voilà ! Voilà, après 9 ans, ce à quoi j'ai droit de mes acteurs! (Rires). Vous pouvez voir qu'ils ont un respect infini pour moi, pour le travail que je fais. Ces types, Matt (Stone) et Trey (Parker) sont si bons dans ce qu'ils font, si on considère les délais dans lesquels ils travaillent, la longévité de cette série. Ils peuvent être incroyablement irrévérencieux et pousser la limite des gens et admettre que c'est de leur faute mais au final, ça prend un sens, il y a un fond très intelligent et attachant. Et que vous soyez d'accord ou pas, que ça vous bouscule ou pas, vous devez reconnaître le niveau auquel ils travaillent, l'affection de ce qu'ils font et l'intelligence qu'ils ont. Donc c'est une série que j'aimerais faire, et sachant la pression qu'ils subissent pour faire la série à temps, et chaque semaine ils semblent arriver à faire quelque chose qui est efficace et qui touche selon moi. Enfant, je regardais beaucoup Cheers et j'ai l'impression que la plupart des showrunners à qui vous pouvez parler vont mentionner Cheers car on a tous à peu près le même âge et on a grandi avec les mêmes séries. Cette série était si bien écrite et les personnages si... ils ont créé des personnages si vivants et mémorables et l'écriture était aiguisée. Je crois que Modern Family est à ce niveau maintenant. Ils ont une super distribution, la série est très bien écrite. Je crois que c'est une série qui fait cela à un très haut niveau. C'est de la télé très bien faite. Ce sont les séries qui me viennent à l'esprit. Hundred Years ! Hundred Years était une super série, j'aimerais faire un autre Hundred Years, quelque chose qui n'a pas peur d'être calme et réfléchi. En ce moment à la télé, on a peur d'être calmes. Comme j'ai moi-même peur d'être calme ici (rires). Mais il faut être très bruyant et avoir de grosses accroches et de gros locaux et personne ne veut juste.... Quelqu'un va le faire mais j'aime les séries qui se centrent juste sur les personnages et qui n'ont pas peur d'être calmes, et un peu à cœur ouvert. C'est le type de séries que j'aime.

 

Ajouter un Commentaire

Tout contributeur demeure propriétaire des droits de propriété intellectuelle qui seraient attachés à ses messages. Les propos tenus sur ce forum sont néanmoins publiés sous votre propre responsabilité. A ce titre, vous devez respecter les lois et règlements en vigueur et le droit des personnes. Par exemple, vous ne devez pas diffuser des messages violents, injurieux, diffamatoires, racistes, révisionnistes, faisant l’apologie des crimes de guerre, pédophiles, appelant au meurtre ou incitant au suicide, incitant à la discrimination ou à la haine ou dont le contenu reproduirait intégralement sans autorisation une œuvre protégée par la propriété intellectuelle (ex. articles de presse, message d’un tiers). Sont aussi interdits tous messages et liens portant ou incitant au téléchargement illégal, ainsi que le streaming illégal, notamment en partageant tout média dont le contenu est protégé (vidéos et photos promotionnelles officielles et captures officielles permises). Cependant les liens vers d'autres sites sont permis, à condition d'en préciser déjà l'URL du site général (page d’accueil), avant celui de la page en question. Sont également autorisés les citations ou extraits d'articles ou informations, montages d'extraits ou parties à buts artistiques ou informatifs (avec affichages des sources). Veillez par ailleurs à respecter la courtoisie nécessaire au bon déroulement des débats.


Code de sécurité
Rafraîchir

Les derniers commentaires Article