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Interview d'Archie Panjabi au TV Fest 2011

archie_panjabi_monaco_2011Je vous propose en ce beau dimanche de découvrir le compte rendu de la table ronde d'Archie Panjabi, Kalinda de The Good Wife.

Nous n'étions que trois présents à l'heure donc on nous a permis de commencer afin de ne pas retarder le planning. J'ai donc une nouvelle fois eu beaucoup de chance. Nous avons cependant été rejoints au cours de l'interview par les autres journalistes, ce qui nous a un peu perturbés.

 

Elle est assez réservée, et cette arrivée massive l'a un peu refroidie mais elle a su nous faire partager son amour pour la série et son personnage et son impatience de découvrir la  prochaine saison.

 

Attention cette interview contient des spoilers sur la saison à venir et sur la saison 2 pas encore diffusée en France!

 

Question : Comment expliquez-vous qu'au début de la série, Alicia (Julianna Margulies) était le personnage central mais que vous êtes devenue la préférée des fans ?

Archie Panjabi : La première fois que je l'ai lu j'ai trouvé le script fantastique, et j'ai trouvé le personnage spécial et unique. J'étais un peu nerveuse de la façon dont le public réagirait parce qu'elle est très privée et secrète, elle a beaucoup de confiance en elle. J'étais nerveuse de la façon dont le public l'accueillerait, je sentais que des femmes pourraient la regarder en se disant qu'elle reflète certaines femmes dans notre société. Donc quand les réactions ont été universellement aussi bonnes qu'elles l'ont été ? J'étais très excitée mais très nerveuse aussi.

 

Q : A la fin de la saison 2, le personnage devient vraiment central dans l'histoire, je ne veux pas trop en dire mais...

AP : Les créateurs ont trouvé de si bonnes intrigues, c'était tellement inattendu et une grande surprise, pas seulement pour moi mais pour le public. C'était un challenge de jouer les scènes, avec ce qu'elle fait, d'être capable de le faire comprendre au public. Se voir offrir ce genre de choses à la télévision aujourd'hui est assez dur. Les créateurs Robert et Michelle King comprennent véritablement la psychologie de ce personnage, ils m'ont donné de plus en plus de choses et j'en suis très reconnaissante mais c'est aussi plus stimulant sur le plan créatif que n'importe quelle série dans laquelle j'aurais pu jouer.

 

Spoilers saison 2

 

Q : Avec tout ce qui arrive à votre personnage dans la saison 2 comment la voyez-vous évoluer dans le futur, et dans sa relation avec Alicia ?

AP : Ce qui était génial dans la saison 2, c'est que leur amitié était si solide, probablement l'une des amitiés entre deux femmes la plus solide à la télévision. Retirer ça, ce qui a plu aux fans, a été un grand risque. Je pense que dans la saison 3, il serait intéressant de voir comment, si c'est encore possible, ces deux femmes peuvent sauver leur amitié ou si c'est impensable. Je pense que bien que le public ait pu être dérangé par cette amitié, il est intrigué de savoir si elle peut survivre.

 

Spoiler saison 2

 

Q : Personnellement vous voudriez qu'elles redeviennent amies?

AP : Oui. On devient très protecteur de nos personnages, ça a été dur quand on m'a dit que je devrais jouer ces scènes avec Alicia. Les faire a été assez dur aussi, c'était très émouvant de jouer ces scènes. Quand vous jouez avec une actrice, quand vous voulez protéger cette personne et que soudainement vous devez... Je me suis sentie dégoutée de ce que mon personnage avait fait. J'ai dû me rappeler à moi-même que ce n'était pas moi qui l'avait fait mais elle (rires). Vous vous retrouvez si impliqué émotionnellement en jouant ces personnages, et c'est l'une des beautés de ce métier.

 

Q : Comment réagiriez-vous si quelque chose comme ce qui arrive  à Alicia au début de la série vous arrivait ?

AP : Je serais horrifiée. Je peux totalement comprendre pourquoi Alicia a ressenti ce qu'elle a ressenti.

 

Q : Vous quitteriez votre mari ?

AP : Je pense que c'est plus facile ... La réponse la plus évidente serait de dire « ce qu'il a fait est mal je dois partir ». Mais en réalité, et c'est ce que The Good Wife démontre, ces situations sont si complexes, et on ne sait jamais ce qui se passe derrière les portes closes. On est si prompt à juger de telles situations, mais si on la vivait ça serait très différent.

 

Q : Vous pensez qu'il y a de vrais personnages féminins forts à la télévision ?

AP : Je pense que le nombre de personnages féminins forts à la télévision augmente.

 

Q : Pendant longtemps il n'y avait pas de vrais bons personnages féminins forts.

AP : De ce que j'ai pu entendre beaucoup de gens pensent que les trois personnages principaux de The Good Wife, et c'est aussi mon opinion, reflètent bien plus de femmes dans la société que d'autres dramas ont pu le faire avant, dans le sens où ce sont des femmes intelligentes, confiantes et très au fait de leur apparence et de leur image. Futées, intelligentes, sexy, ce sont des qualités que l'on ne voit pas souvent à la télévision. Et on a les trois générations qui agissent différemment, je pense que c'est pour cela qu'autant de femmes aiment la série.

 

Spoilers saison 2 et 3

 

Q : Le personnage a-t-il une part plus lumineuse, on a surtout vu son côté sombre jusqu'à présent ?

AP : Dans la saison 2, on peut voir sa vulnérabilité. Le challenge que nous avons toujours eu avec les créateurs c'est de savoir comment on allait dévoiler ce personnage pour que le public puisse en connaître plus sur elle, puisse voir cette part plus lumineuse, cette vulnérabilité. Mais on garde ce mystère et je pense que dans la saison 3 on va explorer ça plus en profondeur afin de pouvoir aller plus loin dans ce côté lumineux.

 

Spoilers saison 2 et 3

 

Q : Ca peut avoir un lien avec la question de sa sexualité, maintenant qu'on sait qu'elle est bisexuelle...

AP : J'ai le sentiment qu'ils ont traité cette question de façon très subtile. Ils n'en ont pas fait quelque chose de sensationnel, ce n'est pas une grande révélation. Je pense qu'au début de la saison 3, ils vont encore plus se pencher dessus. Ils ont de façon très aiguisée essayé de ne pas faire un problème de sa bisexualité ou du fait qu'elle soit hindi. C'est juste un personnage, ce qui est gratifiant pour moi qui ait toujours été décrite comme une actrice asiatique, ce dont je suis très fière. C'est juste le personnage de Kalinda sans référence à son ethnie ou assez peu à sa sexualité. Je pense que ça tient aux auteurs, ils n'ont pas voulu faire du sensationnel.

 

Q : Qu'avez-vous apporté au personnage qui n'était pas écrit ?

AP : C'est une question que vous devriez probablement poser aux créateurs. Je travaille vraiment bien avec eux, c'est un processus collaboratif. J'ai écrit l'histoire passée du personnage juste pour avoir le sentiment de savoir d'où elle venait et avec le temps qui passait j'ai improvisé certaines idées, parfois j'ai improvisé au milieu d'une scène et souvent ils ont choisi de le filmer. A la télévision, en général ils sont très stricts, il y a un script et il faut s'y tenir, vous ne pouvez pas changer un mot. On a un peu plus de flexibilité. La plupart du temps j'utilise mon instinct pour le personnage, je sens que je la connais mais je n'ai pas forcement besoin de tout savoir. J'enfile le costume et ça me donne un certain degré de confort. C'est le premier personnage pour lequel je suis complètement mon instinct.

 

Q : Vous aimez porter ces bottes ?

AP : (Rires) Les bottes étaient une idée que j'ai eu pendant le pilote, il y avait quelque chose sur le fait de marcher à travers le cabinet en portant des bottes, ça m'a donné une certaine démarche, et en mettant ces bottes Kalinda prend le pas sur moi, c'est devenu une partie d'elle. En fait, j'ai commencé à les porter en dehors. Les bottes m'ont aidé à me mettre dans sa peau. Elle a un certain maniérisme, la façon dont elle marche, dont elle parle, sa posture toujours la tête haute. Les bottes ont aidé pour ça.

 

Q : Avez-vous déjà pensé à écrire ou réaliser un épisode comme le font beaucoup d'acteurs pour parfois pouvoir faire quelque chose d'un peu différent avec leur personnage ?

AP : J'ai déjà pensé à l'écriture, j'ai écrit, et j'ai aussi pensé à la réalisation. Je n'ai pas vraiment envie de faire ça sur The Good Wife parce que la série est déjà si intense, prendre cette responsabilité maintenant n'est pas une chose que je veux (rires). Mais j'aimerais vraiment réaliser un jour.

 

Q : Il y a des séries actuelles pour lesquelles vous voudriez travailler, ou uniquement de nouveaux projets ?

AP : Je pense que pour le moment je suis dans une position très confortable, j'aime vraiment mon boulot, au niveau créatif c'est vraiment stimulant et gratifiant. Je suis heureuse pour le moment, nous verrons une fois que cela sera fini où j'aurai envie d'aller.

 

Q : Vous connaissiez déjà Ridley Scott (elle a jouée dans Une grande année qu'il a réalisé, ndlr), cela vous a aidé pour le rôle ?

AP : En fait, ce qu'il s'est passé c'est que j'ai été invitée à faire un essai pour le rôle, j'étais en Angleterre et ils m'ont demandé de faire une vidéo. Je l'ai fait mais la qualité de la bande était assez mauvaise, ils ont quand-même aimé ma performance puis ils ont vu mon showreel (book vidéo qui présente le travail d'un acteur, ndlr) et c'est là qu'ils se sont rendus compte que j'avais déjà travaillé avec Ridley Scott. Mais je pense qu'a ce moment là, le créateur avait déjà vu dans ma performance quelque chose qui irait pour le rôle.

 

Spoiler saison 2 et 3

 

Q : On a pu voir que Kalinda était assez proche de Cary (Matt Czuchry, ndlr), vont-ils encore se rapprocher dans la prochaine saison, leur relation va-t-elle aller plus loin ?

AP : Dans la saison 1 Kalinda dit à Cary « nous n'avons rien en commun », et dans la saison 2 ils se lient, ils ont une alchimie intéressante. Dans la saison 3, de ce que je sais elle va être développée. Je ne sais pas de quelle façon mais il va se passer quelque chose.

 

Q : Vous avez déjà vu des scripts de la prochaine saison ?

AP : Non. J'ai parlé avec le créateur la nuit dernière, ils vont commencer à écrire et nous commençons à tourner en juillet. The Good Wife a pris pas mal de risques, particulièrement avec mon personnage, ils me surprennent toujours. J'ai vraiment hâte de voir ce qu'ils me réservent dans la prochaine saison.

 

Q : La série s'inspirant du scandale Spitzer (gouverneur de l'Etat de New York impliqué dans une affaire de prostitution, ndlr), pensez-vous que le scandale Schwarzenegger/Schriver (il a reconnu avoir trompé Maria Schriver il y a 10 ans avec sa femme de ménage qui a eu un enfant, ndlr) influencera la suite ?

AP : Je ne sais pas, au fond quand la série a commencé c'était un bon moyen d'accrocher les gens mais je ne pense pas que cela suffise à satisfaire le public. Il faut aller au bout des 22 épisodes et il y a beaucoup de compétition à la télévision. Je pense qu'il faut de bons scripts, de bons cas, de bons acteurs, il faut des personnages auxquels le public puisse s'identifier.

 

Q : A quel moment vous êtes-vous dit que ça allait marcher, avez-vous senti que ça serait un succès ?

AP : Je choisis un rôle avec mes tripes, vous ne pouvez jamais jamais anticiper si cela sera un succès ou pas. Les chances peuvent être si faibles qu'il vaut mieux voir ça comme un travail d'artiste, une création d'art. Il faut s'y dédier et ne pas penser en termes de succès. C'est ce qu'il s'est passé pour The Good Wife, j'ai aimé le faire, ce qui doit arriver arrivera. Je ne m'autorise pas à me demander si ça sera un succès ou pas, c'est comme un mécanisme de défense, si vous laissez vos espoirs viser trop haut, vous risquez de tomber de haut.

 

Q : Vous vous regardez ?

AP : Oui.

 

Q : Quand vous vous voyez vous réagissez comment ? Certains se torturent en se disant « j'aurais dû le faire autrement »...

AP : Bien sûr tout le temps. Je me souviens d'une fois où je travaillais avec un réalisateur français, Nicolas Saada (pour Espion(s), ndlr). On tournait entre Londres et Paris, et il me donnait toujours des directions de la même façon, il me montrait le clip de ce que l'on venait de tourner et je pouvais savoir ce que je devais faire sans aucune communication entre nous. J'ai réalisé que je travaillais mieux comme ça, j'aime regarder, voir ce que je fais, je n'ai pas envie d'en parler je veux juste jouer, expérimenter et suivre mon instinct. Certains acteurs n'aiment pas se regarder, j'aime regarder et apprendre. Parfois en se regardant on voit une chose très bien même si on pensait que ça ne marcherait pas et on se dit « je vais le refaire ». Je pense que c'est une façon de s'améliorer.

 

Q : Robert et sa femme font équipe en tant que showrunners, ils ont des domaines spécifiques ou est-ce qu'ils partagent tous les aspects ?

AP : Ils travaillent tellement bien ensembles, ils écrivent tous les deux et trouvent les idées. Michelle a probablement un œil plus sûr pour les vêtements, les coiffures et le maquillage. Mais ensembles, ils sont complètement dévoués aux scripts, au développement des personnages. Bien souvent à la télévision américaine, vous avez les créateurs, les acteurs, puis les scripts qui arrivent, sur cette série on sent que c'est une équipe, toujours prête à écouter. Le succès de la série est dûe en grande partie à Michelle et Robert.

 

Q : Vous avez des projets pour revenir au cinéma ?

AP : J'aimerais mais je n'ai pas tellement de temps pendant que nous faisons The Good Wife. Avec de la chance quand ça sera fini ou quand mon emploi du temps se calmera un peu je trouverais un bon projet, et là alors bien sûr. Les films sont ma passion.

 

Une nouvelle table ronde vous attend demain !

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