En poursuivant votre navigation sur le site, vous acceptez l'utilisation des cookies pour vous proposer notamment des publicités ciblées en fonction de vos centres d'intérêt, de réaliser des statistiques de visites.

  1. Skip to Menu
  2. Skip to Content
  3. Skip to Footer
Connexion S'enregistrer   Mot de passe perdu   Pseudo perdu

Connexion

Interview des acteurs de Dallas (2012) au TV Fest 2013

Dallas 2012Cette année encore nous avons eu la chance d'être invités à participer au Festival de la Télévision de Monte Carlo début juin pour interviewer et photographier ceux qui font la télévision et les séries.


On continue la découverte de nos interviews monégasques avec trois acteurs et trois actrices en une fois cette fois puisqu'on a eu la chance de rencontrer une partie de la distribution de Dallas (2012), dont la saison 2 a été diffusée l'automne dernier en France sur NT1 et dont la saison 3 débute ce lundi aux Etats-Unis  sur TNT.

 

Lors d'une conférence de presse, nous avons pu questionner Patrick Duffy (Bobby Ewing), Linda Gray (Sue Ellen Ewing), Jesse Metcalfe (Christopher Ewing), Brenda Strong (Ann Ewing), Josh Henderson (John Ross Ewing) et Julie Gonzalo (Pamela Rebecca Barnes Ewing) et ils se sont montrés très agréables, réceptifs et aussi assez drôles dans leurs réponses.

 

Comme d'habitude, les questions viennent donc en partie de notre équipe et en partie des autres journalistes présents lors de la conférence.

 

Question : Ma question est pour Linda Gray, j'ai lu que Patrick (Duffy) a d'abord lu le script et vous a appelé pour vous dire que c'était génial et vous a persuadé de revenir, est-ce vrai ? Et avez-vous hésité avant d'accepter ?
Linda Gray : En réalité, tous les trois l'avons lu en même temps, Larry Hagman, Patrick Duffy et moi. On nous a donné le script à lire et il y a eu effectivement un moment où on s'est appelés les uns les autres. Et je pense que tu m'as appelée (ndlr : elle regarde Patrick Duffy)...
Patrick Duffy : Je t'ai en numérotation rapide, c'est pour ça !
L. G. : (Rire) Donc, c'est arrivé et nous étions vraiment très heureux à propos du script et nous avons accepté de le faire. Seulement après avoir lu le script parce que nous voulions être sûrs qu'il soit respectueux et en continuité avec la précédente série. Donc non, pas d'hésitation.

 

Q : A quel point c'était émouvant de tourner l'épisode des funérailles de J.R. ?
P.D. : Eh bien, c'est intéressant. Linda et moi étions avec Larry littéralement jusqu'à la toute fin. Donc c'était un double sentiment. Nous célébrions notre amitié avec l'homme et je ne peux pas penser à lui sans avoir un sourire ou rire sur quelque chose que je peux ou pas vous raconter selon qui vous êtes. Donc, je n'avais rien sauf de la joie dans mon cœur à propos de lui mais il y avait aussi la réalité où il est décédé donc c'était un double sentiment pour moi. Toutes les scènes concernant la mort de J.R. rappelaient aussi celle de mon pote Larry. Mais la réelle comédie est arrivée quand il a fallu prétendre que j'étais dévasté. Parce que je n'étais pas dévasté, je veux dire, c'est comme s'il était toujours là maintenant. Donc il ne me manque pas dans ce sens. Mais c'était absolument facile de jouer ces scènes où on réalise que ce personnage et cette personne ne seront plus dans notre vie. C'était difficile en terme d'approche, de dire au revoir à un personnage si iconique, à un ami si iconique pour tout le monde. Pour moi, ce n'était pas stressant mais j'étais très fatigué à la fin de la semaine.

 

Q : Ma question est pour Linda Gray, comment votre personnage évolue à présent ?
L.G. : J'ai toujours aimé Sue Ellen Ewing. Dans les années 80, elle était le personnage féminin le plus intéressant. On ne savait jamais ce qu'elle allait faire ou avec qui elle allait être (rires). Donc je l'aimais et je pense que la seule inquiétude que j'ai eue avec la nouvelle série était qu'ils continuent de faire la même chose que dans la série originale. Donc j'ai parlé à Cynthia Cidre, qui est notre scénariste et productrice, et j'ai suggéré que Sue Ellen avait changé drastiquement en 20 ans et j'espérais qu'elle serait d'accord et qu'elle ne prendrait pas le même chemin. Elle est partie en Angleterre avec son merveilleux fils, le voilà (ndlr : elle montre Josh Henderson)...
Josh Henderson : Salut maman ! (Rire général)
L.G. : ... que Josh Henderson joue magnifiquement. Salut Josh. Elle s'est sentie coupable de l'éloigner de J.R. ... et donc elle revient à Dallas et c'est une toute autre femme. Elle est différente, elle a veillé sur elle-même, sur sa vie, ses démons et espérons, elle s'en est débarrassée. Donc maintenant, elle est sobre et évolue dans une vie plus dynamique et excitante. Donc je l'aimais à l'époque et je l'aime maintenant.

 

Q : Ma première question est pour Linda Gray, vous êtes une icône depuis plusieurs générations donc quel est votre secret pour rester si belle ? Et même question pour Jesse Metcalfe et Josh Henderson, quel est votre secret pour vos corps parfaits et votre belle présence ? Parce que la distribution de Dallas (2012) est vraiment belle.
L.G. : Je ne pense pas qu'il y ait de secret pour quiconque, vraiment. Je regarde les deux garçons et les femmes ici et je me dis « oh mon dieu, ce sont des corps magnifiques et des âmes et cœurs magnifiques. Pour moi, tout est question d'énergie, c'est ce qui te fait vivre qui compte. Qui tu es, où tu vas, quel genre de vie tu veux ? Quel genre de vie, quel genre d'énergie tu veux ? De quelles personnes tu veux être proche ? Quelle nourriture tu veux manger ? Quel exercice tu veux faire ?... Donc c'est tout un jeu, c'est cette grande liste. Ce n'est pas un secret, un ingrédient, je ne pense pas. Je pense que c'est la joie, la gratitude et vivre la vie au maximum parce que dans le cas de tout le monde, ce sera la dernière donc nous apprécions et vivons pleinement.
Jesse Metcalfe : Avec toute la bonne nourriture et les dîners extravagants qu'on a ici, c'est difficile de donner une liste (rires). Vous savez, j'ai eu un régime d'études de Toblerone et de Pringles chaque nuit avant d'aller au lit.
Josh Henderson : Moi j'étais au régime « croissants au nutella ». Je pense que c'est la meilleure chose que j'ai goûté dans ma vie. Mais je pense que c'est juste une partie de notre boulot d'au moins tenter de rester présentable parce qu'en fin de compte, notre série existe depuis peu et nous sommes nouveaux dans la franchise.
J.M. : Nous ne sommes pas le genre de gars qu'on vous présente comme ne travaillant pas, vous voyez (rires). Il y a d'autres acteurs qui sortent « je déteste Jim, je ne travaille jamais... ». Nous sommes complètement épuisés, nous ne sommes pas ces gars, nous mettons tous nos efforts dans le travail.
J.H. : Oui, nous le faisons.

 

Q : Ma question est pour les nouveaux venus, était-ce intimidant de jouer avec de telles icônes de la télévision ?
Julie Gonzalo : Oui, c'était intimidant tout d'abord parce que je voulais les rendre fiers. Je pense que nous étions vraiment comme... on pensait à la grandeur de la série pendant tant d'années et internationalement. Vous voyez, on ne voulait pas être virés (rires) et leur laisser penser qu'ils faisaient seuls la série. Donc c'était un peu intimidant au moins pendant la première saison mais maintenant, nous sommes une famille donc ils nous ont accueillis avec les bras ouverts et nous ont soutenus autant qu'on les a soutenus. Et je pense que tout s'est vraiment bien passé donc c'est génial.
J.H. : Oui, en arrivant, j'ai senti comme un peu de stress parce que la série est si appréciée mondialement à l'origine et je suis un texan, je suis né à Dallas donc je ne pouvais pas foirer ça. Je ne pouvais pas être le fils de J.R et foirer tout en étant de Dallas. C'était stressant mais heureusement le stress s'est rapidement éloigné grâce à l'élégance avec laquelle Linda, Patrick et Larry nous ont accueillis dans la famille. Nous ne nous sommes pas sentis jugés, nous avons senti qu'ils nous faisaient confiance et ça a vraiment aidé à entrer dans cette famille de Dallas qui est la tradition de la série. Ils ont vraiment facilité les choses pour nous et nous sommes comme une famille. Ils me manquent quand je ne les vois pas et le fait qu'on ait pu faire ce voyage ensemble est plutôt génial.
P.D. : C'était une bonne réponse, tu auras une récompense plus tard dans la chambre, ok ? (rires)

 

Q : Jesse, tu as regardé l'ancienne série, tu étais un peu jeune à l'époque mais tu l'as regardée en vidéo il me semble, quelle est selon toi la grande différence entre la nouvelle et l'ancienne série ?
J.M. : Oui, j'ai regardé quelques épisodes. Je dirais que la majeure différence entre l'ancienne série et la nouvelle série est la façon dont l'histoire se déroule par épisode. Tout bouge beaucoup plus vite, la valeur de la production est beaucoup plus élevée. Mais les principaux thèmes qui ont rendu la série originale géniale demeurent dans la nouvelle série. Vous voyez, il est toujours question de cette famille dysfonctionnelle et de nos relations personnelles. Et pour moi, personnellement, quand j'ai eu l'opportunité d'auditionner pour ce projet, je me suis demandé comment rendre cette série contemporaine, comment la rendre pertinente à cette époque et je pense qu'on a réussi ça merveilleusement. Ils ont vraiment construit une passerelle entre l'ancienne série et la nouvelle série et tout ça c'est sur papier, c'est grâce à l'écriture. Nous avons de superbes scénaristes, nous avons de superbes créateurs et producteurs exécutifs. Je suis juste fier de faire partie de la série.

 

Q : Ma question est pour Patrick, avec le décès de J.R., Bobby devient le patriarche de la famille, comment ça l'affecte ?
P.D. : Cela nécessite moins d'énergie d'être le patriarche de la famille. Vous êtes basiquement dans une seule position et le monde s'éboule autour de vous et c'est le boulot qu'avaient Jim Davies (Jock Ewing) et Barbara Bel Geddes (Miss Ellie) dans la série originale. Il est nécessaire qu'il y ait toujours un centre au vortex. La chose intéressante est que la plupart des gens ne réalisent pas que l'actuel Ranch de Southfork est un personnage de la série et qu'il est nécessaire que quelqu'un réside à Southfork. Et avec Jock et Miss Ellie partis, avec J.R. maintenant parti, le résident Ewing adulte, comprenez adulte dans le sens plus de 60 ans, doit être à Southfork, au « château ». Donc c'est maintenant le boulot de Bobby et j'en suis ravi, c'est une chose très excitante à faire. J'aime jouer un rôle qui a mon âge, je suis heureux de ne pas être, de ne pas prétendre être le jeune Bobby d'il y a 25 ans. Donc c'est intéressant pour moi de jouer quelqu'un de mon âge et d'étaler les qualités qui viennent avec l'âge, qui est un point de vue plus avisé, vous voyez, le fait de prendre plus de temps pour prendre une décision, tenter d'être plus un conseiller qu'un instigateur. Donc de jouer ces qualités intéressantes pour ce nouveau Bobby Ewing et j'apprécie ça, et c'est vraiment amusant de le faire parce que je vais garder à Southfork les relations du personnage autant que possible.

 

Q : Je pense que vous avez mesuré que pour la première fois dans l'histoire de la télévision, ce n'était plus un remake mais une suite d'une série qui a connu un succès extraordinaire et j'aurais voulu savoir quelle a été la part de votre implication, à vous Linda Gray et Patrick Duffy, pour l'écriture des premiers épisodes parce que bien évidemment vous avez une mémoire de cette série télévisée.
L.G. : Nous devons donner à Patrick le crédit pour avoir appelé cette saison sa 14ème parce que c'est une continuité pour lui d'avoir fait partie pendant tant d'années de cette distribution. Mais c'est surtout une suite de la série originale donc de nouveau, nous devons amener tortueusement le monde de l'ancienne série à l'actuelle. C'est tortueux. Mais, je ne pense pas qu'il y ait de majeure différence, nous avons noté quelques choses différentes techniquement mais cela reste un drama familial et c'est fait magnifiquement, c'est plus rapide. C'est surtout un drama familial iconique.
P.D. : Et nous ne nous immisçons pas vraiment dans l'écriture de la série, nous avons un brillant groupe de scénaristes menés par Cynthia Cidre donc ils comptaient seulement sur nous, Linda, Larry et moi-même, au début pour être sûrs qu'ils restaient fidèles à la Dallas originale. Ils ne viennent pas nous voir pour nous demander « quelle est la bonne intrigue pour Bobby, Sue Ellen ou que penses-tu de ça ? ». Non, mais ils viennent vers nous plutôt par respect et nous disent « Si on fait ça, est-ce que ce sera cohérent avec ce qu'était Dallas ou est-ce que ça semble le bon choix pour ce type d'intrigue ? » et là nous donnons vraiment notre opinion. Mais nous avons eu du succès pendant 14 ans avec Dallas sans jamais interférer avec les scénaristes et j'ai tendance personnellement à avoir la même opinion maintenant qu'ils sont si brillants, qu'au mieux, je ne ferais que tout gâcher et qu'au pire, je coulerais la série entière (rire général). Donc je ne m'immisce pas dans ce qui touche au contrôle de la série.

 

Q : Trois d'entre vous étiez dans la série Desperate Housewives, pouvez-vous nous parler de votre expérience et de votre transition avec Dallas (2012) ?
Brenda Strong : Vous savez, pour moi, étant la voix de Desperate Housewives, je faisais partie de la série mais sans vraiment y être. Et ça m'a quand même permis en quelque sorte d'avoir la semblable opportunité d'arriver sur Dallas (2012) avec un nouveau visage, si on peut dire. Felicity Huffman aime dire que les acteurs doivent aller en prison après avoir fait une longue série parce que le public les voit dans un personnage et donc ils doivent s'éloigner pendant quelques temps avant d'en faire une nouvelle. Et pour moi, je n'avais pas ce problème parce que Mary Alice était entendue et pas beaucoup vue donc je suis vraiment chanceuse d'avoir été capable de quitter une série iconique si bien écrite pour une autre et de faire les deux en même temps. Je voyageais entre Los Angeles et Dallas pour faire la voix au début. Et je n'ai jamais pu travailler avec Jesse. Vous savez, le personnage de Jesse était bien sûr l'amant du personnage d'Eva Longoria et Mary Alice était morte donc (rire) j'ai dû parler des personnages de Jesse et de Josh mais je n'ai jamais pu travailler avec eux. Donc pour moi, maintenant, le plus grand plaisir est de regarder ces jeunes hommes faire un bond qualitatif vers l'avenir d'une façon si dynamique. Ils sont tous les deux tellement doués et ces rôles qu'ils jouent, en tant que John Ross et Christopher, leur ont vraiment permis de montrer leur talent au monde, de quoi ils sont capables. Et c'est une joie pour moi de voir ça.

 

Q : Ma question est pour Josh, au début de la saison 2, il semble que John Ross devient pire qu'on pensait être capable de l'être, avez-vous apprécié jouer ce mauvais garçon ?
J.H. : Oui. C'était très amusant. Vous savez, un des conseils que Larry m'a donné, la première fois que je l'ai rencontré, était « si je peux te dire de faire quelque chose dans la série, amuse-toi, apprécie le fait que tu interprètes un Ewing et que tu joues mon fils ». Et c'est le cas, je m'amuse tous les jours où je vais travailler et pour moi, c'est cool d'être capable, peu importe où John Ross est, qu'il soit du bon côté, du mauvais, ou dans l'ombre, d'apprécier cela. Et je pense que Larry était si bon juste en s'amusant, à faire les choses avec un sourire au visage, à apprécier tout ce qu'il faisait. Et vous voyez, je tente de prendre exemple sur ça, de prendre en compte ses conseils et aussi de voir ce qui pousse J.R. à faire ce qu'il fait. C'est ce que je tente de faire donc j'apprécie beaucoup.

 

Q : La guilde des scénaristes d'Amérique (WGA) a sorti une liste des 101 séries les mieux écrites mais Dallas n'est pas dedans, êtes-vous vexés à propos de cela ?
P.D. : Quoi ?! (rires) La Dallas originale, je pense, a été nominée pour quelques Emmys pendant nos treize ans et en a gagné trois. Larry Hagman avait l'habitude de dire : « Prends l'argent ! » (rires). « On ne se soucie pas de combien on a de récompenses, prends juste l'argent ! ». En fin de compte, les cérémonies de récompenses vont et viennent et sont bien mais Dallas n'est plus dans sa treizième année, nous en sommes maintenant à la 15ème. Nous prenons l'argent, ceux qui aiment la série sont les centaines de millions de fans dehors. Si quelques critiques ne votent pas pour nous, nous prenons l'argent !
J.M. : La Dallas originale était la série la plus iconique de tous les temps. C'était la série la plus réussie de tous les temps donc certes, elle n'est pas dans cette liste mais elle a prouvé qu'elle l'était, n'est-ce pas ? 14 saisons, donc elle a fait quelque chose de bien.

 

Q : Ma question est pour les nouveaux venus, quand j'ai regardé Dallas et Dallas (2012), j'étais surprise de voir à quel point Christopher et John Ross ressemblent parfois dans leurs expressions à Bobby et J.R., avez-vous étudié les visages de vos pères pour être capables de jouer leurs fils ?
J.M. : Je pense que la comparaison de nos expressions est peut être quelque chose qui s'est produite au niveau du subconscient, je ne sais pas mais je n'ai clairement pas étudié les expressions de Patrick et tenté de les copier. (rires) Mais, vous savez, peut être que c'est dû au fait que nous avons une tellement bonne relation hors écran. Les deux relations se complètent l'une l'autre et on ne sait pas si la vie imite l'art ou si l'art imite la vie et ce qui en résulte au final c'est quelque chose d'authentique. J'aime jouer le fils de Patrick et nous avons une relation très simple, cela semble très réel.
J.H. : Je suis d'accord. Quand j'ai rejoint la série, je voulais tout savoir à propos de pourquoi J.R. voulait tant dominer le monde. Je voulais tout savoir donc je n'avais pas encore les DVD donc j'ai trouvé toutes les scènes possibles sur Youtube de J.R., J.R. et Sue Ellen, J.R. et John Ross. Je voulais voir ce qui avait rendu ce personnage si spécial pour la série. Je pense la même chose, je n'ai pas nécessairement étudié ses manières, la façon dont il bouge ou parle mais ça a juste marché quand nous nous sommes rencontrés. On avait cette relation dès la première scène du pilote jusqu'à ce qu'on perde Larry et nous n'y avons jamais pensé et ça a juste marché. C'était vraiment quelque chose de spécial et je pense que c'est pourquoi la série se traduit si bien mondialement, c'est une coordination spéciale.

 

Q : Quelles qualités et quels défauts avez-vous en commun avec vos personnages ?
P.D. : Je suis presque aussi grand que Bobby Ewing (rire général). Très proche. J'ai dit pour la 15ème année que nous sommes dans la série, peut-être que c'est juste moi parlant à ma femme, mais j'ai toujours dit ça « j'aimerais avoir l'argent de Bobby Ewing et, sans méchanceté, il aimerait avoir ma femme » (rires). Quand vous jouez le gars gentil et que basiquement, vous pensez être un gars gentil en vrai, il n'y a pas vraiment de différence entre vous et votre personnage et vous empruntez de l'un à l'autre. Et je pense que les scénaristes commencent à faire ça pour vous aussi. Ils prennent ce qui est bien et ils ajoutent ça à la personnalité complexe de Bobby Ewing. Donc c'est vraiment un ensemble, ils ont tendance à être le même genre de personne donc cela ne nécessite pas vraiment beaucoup de travail à la maison pour moi de me préparer à être Bobby Ewing. En fait, j'ai juste à me réveiller (rires).
B.S. : Je suis plus grande que mon personnage à la télévision (rires). C'est intéressant parce que je pense qu'heureusement, je suis le reflet de Bobby donc il y a un fond de cœur et de loyauté et de gentillesse aussi que vous découvrirez plus chez Ann plus tard. Mais je ne savais pas monter à cheval ni tirer avec un fusil donc pour moi, j'ai dû trouver la Texane en moi avant de devenir Ann Ewing. Et j'ai utilisé Ann Richards qui était gouverneur du Texas, et un petit peu de Barbara Bel Geddes et un petit peu de mon propre matriarcat avec ma mère et ma grand-mère qui ont toutes les deux été élevées dans des ranchs. Et j'ai en quelque sorte mélangé le tout pour devenir Ann Ewing. Et j'adore la jouer et je suis toujours intéressée de la connaître plus au fur et à mesure que le temps passe.

 

Q : Linda et Brenda, pourriez-vous décrire Patrick Duffy en trois adjectifs ? Et je voudrais demander à Julie Gonzalo si elle a aussi un côté sombre comme Rebecca ?
J.G. : (rires) Je ne vais pas vous le dire. Non, je ne suis en rien comme mon personnage. Je suis née et j'ai été élevée en Argentine, j'ai des racines italiennes, je ne suis pas la fille américaine que je joue toujours. Je ne suis pas comme mon personnage, je ne fais que lui ressembler (rires). Mais c'est amusant de jouer quelque chose de si différent.
L.G. : Alors pour décrire Patrick : maladroit, amusant et charmant. Et un ami cher.
B.S. : Maladroit, intelligent et romantique.

 

Q : En saison 2, vous avez beaucoup de scènes émouvantes, avez-vous aimé faire ces scènes et leurs développements ?
B.S. : Pour moi, j'étais vraiment heureuse parce qu'Ann revient un peu plus sur son passé et nous avons pu découvrir sa relation avec son ex-mari et tout ce qui en découle. Je ne sais pas à quel point vous en savez, je ne veux pas dévoiler trop de choses sur la saison 2 donc je ne peux pas trop en dire. Tout ce que je sais, c'est que nous avons tous pu relever le défi en saison 2 de creuser plus profondément dans nos personnages donc c'est tout ce que je dirais.

 

Q : Quand Larry Hagman est décédé, avez-vous organisé quelque chose avec la distribution pour lui rendre hommage ?
L.G. : Larry est mort un vendredi et le lundi, avant qu'on retourne travailler, nous avons fait une adorable cérémonie sur le plateau et nous avons tous parlé de nos souvenirs de Larry. Et ce qu'il s'est passé pour tout le monde c'est que les histoires qu'on racontait n'étaient pas tristes et déprimantes. Elles étaient amusantes, réconfortantes, c'était un hommage merveilleux et touchant pour un homme qui était le cœur de la série. Donc ce moment, le lundi matin, avant que tout le monde commence à travailler, fut en réalité une expérience d'attachement pour tout le monde parce que l'équipe ne savait pas quoi faire, ils ne savaient pas quoi dire, ils ne savaient pas quoi ressentir, ils ne savaient pas comment nous approcher en tant qu'amis de Larry depuis 35 ans. Personne ne savait réellement quoi faire, quoi dire donc je pense que mes histoires et celles de Patrick ont donné le ton en quelque sorte au reste des histoires qui ont suivi. Et tout le monde a compris qu'il s'agissait de rendre hommage à un homme merveilleux, à une formidable vie, à un magnifique acteur afin qu'on puisse le laisser partir, continuer notre travail en sachant que c'était exactement comme ça qu'il aurait voulu que ça se fasse.

 

Q : J.R. était le méchant qu'on adorait détester, il était le cœur de tout avant donc c'est difficile d'imaginer que Dallas (2012) puisse lui survivre et je pense que c'est un peu une fin.
P.D. : Je pense qu'elle survivra parce qu'elle a survécu. Nous avons fait 6 épisodes après le décès de Larry. Mon seul moment d'incertitude était de savoir si les personnes en charge à Warner Bros. et à Turner (TNT) allaient paniquer à la mort de Larry et décider qu'on ne pouvait pas réussir sans lui. Et quand je les ai approchés pour savoir, ils ont dit « non, non seulement il sera toujours présent dans le scénario mais la série vole de ses propres ailes ». La série est une bonne série grâce à ceux que vous voyez ici, c'est une bonne série grâce aux centaines de personnes qui la produisent que vous ne voyez pas, les scénaristes, les producteurs et toute personne qui consacre son âme à la série. Donc Larry était... vous voyez, les anciens voiliers avec une fille nue en guise de figure de proue ? Ba ça c'est Larry (rire général).
L.G. : Une vieille femme nue.
P.D. : Ce n'est pas une pensée attirante mais c'est Larry. Il était la figure de proue d'un bateau mais le bateau est ce qui flotte, ce qui va de rives en rives. Larry était le symbole et son personnage J.R. continuera d'être le symbole. Et nous continuerons de nous souvenir de cette personne qui jouait J.R. parce qu'il sera toujours là. Mais Dallas (2012) est une force en elle-même et nous sommes privilégiés d'être sur ce bateau. Le bateau est la star de la série, la série Dallas (2012) est la star. C'est pourquoi ce n'est pas « la série de Larry Hagman », « la série de Patrick Duffy », « la série de Linda Gray »... Josh adorerait que ce soit « la série de Josh Henderson » (rire général) mais ce ne sera pas le cas. Nous sommes si privilégiés d'être dans Dallas (2012) parce que c'est plus grand que nous tous mais nous en sommes responsables. Et nous lui apportons tous de l'intérêt. Et nous honorons Larry en continuant.

 

Q : Dallas a dû pas mal changer par rapport à il y a 35 ans donc pensez-vous que la nouvelle série Dallas (2012) pourra refléter ce qu'est Dallas maintenant ?
J.H. : Je pense qu'ils ont fait du bon boulot pour montrer le nouveau Dallas. Tout ce qui a changé au centre-ville jusqu'à la ligne d'horizon de la ville, en passant par le nouveau stade des Cowboys (ndlr : équipe de la NFL) et l'American Airlines Center. On sent bien que Dallas a évolué en tant que ville et c'est toujours vraiment authentique puisqu'on tourne 100% de la série à Dallas et nous sommes à Southfork quelques fois par semaine. Et je pense que vous avez une bonne idée de ce à quoi ressemble Dallas maintenant aussi avec les thèmes de la série avec les nouvelles énergies contre le pétrole. Mais il y a aussi l'authenticité de la ville et je pense que ça transparait vraiment dans la série.
L.G. : Vraiment bien dit !

 

Ajouter un Commentaire

Tout contributeur demeure propriétaire des droits de propriété intellectuelle qui seraient attachés à ses messages. Les propos tenus sur ce forum sont néanmoins publiés sous votre propre responsabilité. A ce titre, vous devez respecter les lois et règlements en vigueur et le droit des personnes. Par exemple, vous ne devez pas diffuser des messages violents, injurieux, diffamatoires, racistes, révisionnistes, faisant l’apologie des crimes de guerre, pédophiles, appelant au meurtre ou incitant au suicide, incitant à la discrimination ou à la haine ou dont le contenu reproduirait intégralement sans autorisation une œuvre protégée par la propriété intellectuelle (ex. articles de presse, message d’un tiers). Sont aussi interdits tous messages et liens portant ou incitant au téléchargement illégal, ainsi que le streaming illégal, notamment en partageant tout média dont le contenu est protégé (vidéos et photos promotionnelles officielles et captures officielles permises). Cependant les liens vers d'autres sites sont permis, à condition d'en préciser déjà l'URL du site général (page d’accueil), avant celui de la page en question. Sont également autorisés les citations ou extraits d'articles ou informations, montages d'extraits ou parties à buts artistiques ou informatifs (avec affichages des sources). Veillez par ailleurs à respecter la courtoisie nécessaire au bon déroulement des débats.


Code de sécurité
Rafraîchir

Les derniers commentaires Article