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Interview d'Aden Young au TV Fest 2015

Aden YoungCette année encore nous avons eu la chance d'être invités à participer au Festival de la Télévision de Monte Carlo mi-juin pour interviewer et photographier ceux qui font la télévision et les séries.

 

A l'occasion de la diffusion du final de la saison 3 de Rectify demain soir sur Sundance Channel France, nous vous proposons de découvrir aujourd'hui la table ronde de l'acteur principal. En effet, nous avons eu la chance de pouvoir de nouveau discuter avec Aden Young, l'interprète de Daniel Holden dans la série, qu'on avait déjà pu interviewer il y a deux ans (cf. interview). Vous avez aussi pu le voir dans The Starter Wife, The Principal (cf. notre article sur la projection à Séries Mania) et dans plusieurs films. Il était présent pour nous parler de la série, de l'évolution de son personnage et du sujet de la série et aussi de son rôle dans The Principal. Ce fut une table ronde très intéressante avec un bel acteur vraiment sympathique et très intelligent qui a bien pris le temps d'exposer son avis sur les différents aspects de la série.


Comme d'habitude, les questions viennent donc en partie de notre équipe et en partie des autres journalistes présents lors de la table ronde. Attention, si vous n'êtes pas à jour de la diffusion américaine et française cette interview peut comporter des spoilers sur la saison 2 de Rectify !

 

Question : Vous avez dû pas mal voyager depuis le début de Rectify, ça a changé votre vie ?
Aden Young : Je n'ai pas été à Toronto depuis plusieurs années malheureusement. Puis, il y a eu un soir en particulier où j'ai dû renouveler mon passeport pour venir auditionner pour Rectify et ce fut très rapide. On s'est arrangé pour faire ce qu'il fallait et me voilà !

 

Q : Pensez-vous que le fait de tourner en Géorgie ajoute quelque chose à la série ? Et à votre avis quels éléments de la Géorgie permettent de rendre la série unique ?
A.Y. : Ce qui m'a épaté fut la première année où on y était. Je venais juste de tourner à Bangkok et je pensais que c'était dur. Je jouais un Chef au milieu de cet énorme entrepôt pour un faux programme culinaire et il y avait des fours et des brûleurs... je n'avais jamais été dans cette position. Je pensais que c'était l'endroit le plus difficile sur Terre, je pensais réellement être dans une cuisine ! Et puis je suis arrivé en Géorgie et waouh ! (ndlr : il lâche un grand soupir de frustration, ce qui nous fait tous rire). Franchement, personne n'avance aussi lentement en Géorgie ! Pour ouvrir le frigo, cela lui prend 25 minutes (rires). Je pense que pour tourner M.A.S.H. par exemple, tourner à Hawaii pour la Corée, ou tourner en Géorgie ou à Santa Barbara même, n'aurait pas eu le même attrait, n'aurait pas donné la même essence à la série... vous voyez, ce qui fait que c'est réellement une série du sud selon ses créateurs. L'histoire du sud y est importante et ça ne doit pas être mal représenté. Et ce côté est aussi important dans Rectify je pense.

 

Q : A quoi pouvons-nous nous attendre dans la saison 3 de Rectify ?
A.Y. : C'est une question intéressante parce que je pense qu'on réalise de plus en plus que Rectify n'est pas l'histoire de Daniel Holden mais de toute la famille Holden et de la ville de Paulie et de ce qui arrive quand une terrible tragédie se passe et qu'il y a des victimes des deux côtés, que ce soit du côté de la famille et des amis de l'accusé ou de la victime. Et donc on a la famille de l'accusé, même du condamné ici. Donc quand on regarde Rectify maintenant, on peut presque imaginer cette parfaite famille qui profite de la vie jusqu'au moment où quelque chose vient briser ce tableau et les laisse se rassembler du mieux qu'ils peuvent et retrouver un semblant de normalité à travers cette tragédie. Et la possibilité que l'un d'entre eux puisse être un monstre ou a permis au monstre de sortir, en particulier dans cette partie conservatrice du monde, fait qu'ils reconstruisent cette mosaïque de leur famille mais sans jamais être libres d'oublier cette partie de leur vie. Puis, on le laisse sortir et son retour va à nouveau tout bousculer ! Et ils retentent de reconstruire encore cette famille mais ils réalisent que ce n'est peut-être pas possible cette fois. Ils sont tous condamnés d'une certaine façon, pas pour un crime, mais par la libération, par la ville, par cette société, par les habitants et les lois qui les régissent. C'est intéressant.

 

Q : On dirait aussi que c'est une critique du système judiciaire, qu'en pensez-vous ?
A.Y. : Oui, cela semble aussi porter sur la réalité d'un sujet très controversé : prenez-vous la vie de quelqu'un qui a pris la vie d'une personne ? Et si c'est le système légal, est-ce que l’état approuve le meurtre ? Alors, ils ont intérêt à mettre beaucoup de choses en place pour s'assurer que cette personne est bien coupable du crime dont on l'accuse. Malheureusement, ils sont juste humains et des personnes tombent dans les failles du système. J'ai lu des histoires où il y a des preuves é